Libros del Zorzal
¿Por qué enfermamos? (Pourquoi développons-nous la maladie ?)
Luis Chiozza
Vingt ans après la première édition de Pourquoi développons-nous la maladie ?, le Dr. Chiozza montre que la problématique du livre demeure valide, et nous invite à réfléchir, à travers des concepts et des expériences cliniques, sur la maladie en tant qu’elle est un évènement prenant part à l’ensemble de la biographie d’un individu.
La première édition de ce livre est parue à Buenos Aires en 1986. Elle a été ultérieurement traduite en italien, en portugais et en anglais. En 1994, elle est publiée en Espagne. Ses nombreuses éditions révèlent qu’au-delà de l’importance fondamentale que la médecine contemporaine revêt pour la thérapie des graves maladies et pour laquelle elle montre des résultats certains, il n’en demeure pas moins une nécessité insatisfaite lors de la rencontre entre les médecins et leurs patients, qui légitime pour un nombre croissant d’entre eux une recherche incessante.
(…)
Sur ce point, il n’y a pas de compromis possible : pour diviser le nouveau paysage que l’avenir offre à l’épanouissement d’une médecine différente, il est nécessaire de se risquer à sortir de l’enfermement, parfois inconscient, auquel nous astreignent les anciens concepts qui ont imprégné notre éducation.
Chiozza nous montre par un langage clair et compréhensible que la plupart des choses que l’on tait s’expriment à travers les organes, alors que la maladie cesse d’être un évènement étranger et extérieur à notre vécu psychique et émotionnel. Comprendre et analyser les causes physiques d’une maladie s’avère aussi important que de récupérer l’histoire inconsciente et sa relation avec toutes les vicissitudes de la biographie de la personne qui culminent avec la crise lors de laquelle la maladie est manifeste.
Droits vendus pour la première édition l’Italie (Città Aperta / Edizioni Borla), aux Etats-Unis (Psychosocial Press), et au Brésil (Papirus Editora).
Enseñar matemática hoy (Enseigner les mathématiques aujourd’hui)
Patricia Sadovsky
Ce livre évoque la nécessité de repenser les fondements de la profession d’enseignant des mathématiques, de trouver un sens propre, une conviction profonde qui vaille la peine d’être appuyée, et soutenue. Nous partons du principe reconnu que l’enseignement se trouve pris dans un contexte social extrêmement critique, mais nous revendiquons dans le
même temps la possibilité de repenser les mathématiques scolaires en tant que projet esenciellement didactique.
Nous soutenons que dans cette réalité adverse et diverse dans laquelle il nous est donné de vivre et d’agir aujourd’hui, se trouve un savoir accumulé qui nous permet de contourner certaines conditions qui offrent la possibilité de jouer un autre jeu à l’intérieur de l’école.
Nous nous situons dans une perspective selon laquelle la mathématique est un produit culturel et social. Culturel, car ses productions sont imprégnées à chaque instant par les conceptions de la société dans laquelle elles émèrgent, et car elles conditionnent cela que les mathématiciens conçoivent comme possible et remarquable à différents moments de l’histoire ; social, car c’est bien le résultat de l’interaction entre des personnes qui se reconnaissent comme appartenant à une même commuauté.
Dans ce livre on examine la complexité de l’activité mathématique avec l’objectif d’analyser les conditions possibles d’un projet d’enseignement qui offre aux élèves de faire l’expérience de la production du savoir mathématique pendant le cours. Notre objectif est de contribuer à la façon d’aider les étudiants à construire et à exercer un pouvoir qui octroie une position de maîtrise face à la connaissance.
Droits vendus au Brésil (Àtica)
L’auteur soutient la thèse que la libération de la parole n’est déjà plus un problème de critique philologique ou de talent littéraire. Elle prône donc le recours à une nouvelle conscience écologique et lance une alerte contre les forces qui nous empêchent d’entrer en contact avec ce langage au sein duquel surgit la critique, la joie, la créativité, ainsi qu’un échange plus profond avec les autres et avec nous-mêmes.
Le langage, par sa structure unique et indestructible, est un danger menaçant pour la civilization mercantile qu’aucun marché ne peut mettre en échec. Pour cette raison, il est primordial pour les secteurs de pouvoir, de maitriser le langage, de le rendre invisible et inaudible, de nous couper de sa source inconsciente et solidaire de plaisir qui brille dans la parole populaire, dans les plaisanteries qui jaillissent avec fracas dans les conversations entre amis, dans les nouvelles chansons, dans les créations authentiques qui surgissent tous les jours dans les cours d’écoles, autour d’un repas familial, dans la discussion d’un groupe d’adolescents.
En premier lieu, ce livre expose les raisons pour lesquelles le système actuel conduit à l’anihilation de la conscience linguistique dans une époque régie par l’esclavage professionnel, informatique, et consumériste. Le deuxième moment de ce livre se propose d’insister sur la redécouverte de l’énergie de la parole, clef de la connaissance, du plaisir et de la conscience critique.
¿Nu? Reír en el país del ídish (Nu? Rire au pays du yiddish)
Eliah Toker - Rudy
Les différents peuples ont ri chacun à leur manière en toutes les langues et en tous les dialectes du monde.Parmi ceux-là, le yiddish est incontestablement doué pour rire et sourire. Surgi impétueusement dans les contrées des juifs d’Europe orientale, leurs descendants l’emmenèrent avec eux aux Etats-Unis, en Amérique Latine, en Israël, et en firent un humour typique, traversé de larmes et d’éclats de rire. Le yiddish n’est pas qu’une langue, c’est aussi un pays.
L’idée est d’inviter les lecteurs à parcourir ensemble quelques unes des formes d’expression de l’humour yiddish, à explorer à travers ces pages quelques uns des thèmes qui condensent en un code du sourire, une ironie et une tendresse juives qui contiennent, nous le croyons, le meilleur de son aptitude tenace à la gaieté.
Dans certains livres d’humour ethnique, et non seulement dans ceux-là, il est coutume de faire appel à des plaisanteries dénigrantes, véritables agressions qui renforcent dangereusement les préjugés et les stéréotypes. Ce type « d’humour » ne nous intéresse pas. Nous préférons nous occuper du regard en coin et amusé d’un ensemble humain capable de rire de lui-même, de ses propres carences et faiblesses, des vérités absolues et des préjugés, des archétypes comme les rabbins ou les mères juives, des rôles préétablis et de Dieu lui-même.
Rudy et Eliahu Toker travaillent ensemble depuis 1993 en parcourant le vaste territoire de l’humour. Le produit de ce travail s’est fait connaître peu à peu à travers de précédentes publications telles que Tu ne désireras pas ta femme au prochain. Humour sur les 10 commandements (2005) ; Haïr, c’est appartenir, et autres plaisanteries pour survivre au Nazisme, au racisme, à l’autoritarisme (2003) ; Le peuple élu et autres plaisanteries juives (2003), et Il n’y a pas que le bonheur dans la vie, et autres plaisanteries juives (2001).
Lenguas propias - Lenguas ajenas (Langues propres – langues d’autrui)
Paola Iturrioz
Ce livre aborde différentes problématiques que pose l’enseignement de langue depuis une perspective socio-culturelle. Les scènes de cours durant lesquelles se sera réalisé un travail sur les différents contenus, les récits des pratiques enseignantes au cours desquelles auront servi plusieurs manuels de textes, les productions écrites d’élèves de différentes écoles publiques et privées, les transcriptions de propos des enseignants et des élèves et le parcours encadré par des multiples consignes sur des thèmes proposés au cours de la définition des cursus, constituent le matériel d’analyse de ce travail.
Historia de la enseñanza de la lengua y la literatura (Histoire de l’enseignement de la langue et de la littérature)
Valeria Sardi
Tous ceux qui s’intéressent à l’éducation ressentent de la nostalgie pour un passé conçu comme l’âge d’or dans lequel tous lisaient et écrivaient, et où aucun n’avait de difficultés pour se mettre en contact avec la culture écrite. Les enfants parvenaient alphabétisés à l’école, être enseignant n’était pas seulement un moyen d’ascension sociale, mais un travail où il n’était pas nécessaire d’inventer, constamment, de nouvelles manières d’enseigner, parce que les enfants apprenaient sans le vouloir. Le présent livre essaye d’apporter une réponse à ces questions à travers la perspective historique de l’enseignement de la langue et de la littérature.
Iniciación al estudio didáctico de la Geometría (Initiation à l’étude didactique de la Géométrie)
Horacio Itzcovich
Faire en sorte que les jeunes de l’école secondaire parviennent à s’impliquer dans un projet d’études et à produire les connaissances spécifiques de ce que signifie faire de la géométrie est une tâche complexe, voire un défi. Discuter des idées qui peuvent rendre un projet viable, tel est l’objet de ce livre. Avec quels critères choisir les problèmes fertiles pour que les élèves comprennent le fonctionnement de la géométrie ? Quelles sont les propriétés indispensables pour « mettre en route la machine » ? Comment feront-elles leur entrée dans les classes ? Quelles relations peut-on établir entre exploration et démonstration, entre image et discours ? A travers un examen honnête et scrupuleux, ce livre aborde toutes ces questions.
Reinventar la enseñanza de la lengua y la literatura (Réinventer l’enseignement de la langue et de la littérature)
Gustavo Bombini
Les connaissances scolaires dans le domaine des langues et de la littérature, déterminé par les transformations successives du système éducatif, la vie de l’amphithéâtre acculée par les nombreux problèmes sociaux, les changements dans les façons par lesquelles les adolescents et les jeunes se mettent en contact avec l’univers de la lecture et de l’écriture, ainsi que les nouvelles méthodes pour redonner sens à l’identité proprement professionnelle des professeurs de langue et de littérature, sont quelques unes des questions qui sont posées dans ce livre et sur lesquelles sont avancées des réflexions, quelques réponses possibles pour nous interroger de nouveau sur notre tache, pour réinventer notre manière d’enseigner les langues et la littérature.
Nous devons produire des efforts pour développer des expériences d’apprentissage qui permettent une certaine dose de plaisir, aussi à long terme. Quand ils demandent que les enfants choisissent eux-mêmes leurs lectures scolaires je me dis : Sont-ils tous capables de choisir ? La réponse est non, pour leur majorité. Et c’est là que l’école publique doit apporter le bagage qui manque à beaucoup, et garantir que certains biens culturels parviennent à tous. Sinon, nous ne parlons que pour une classe sociale : celle qui a la possibilité de choisir.
Entretien avec Clarín, 11 Mars 2007
La tache quotidienne des professeurs de langue et de littérature connaît en ce moment une série d’interrogations, et d’incertitudes autour de sa signification, de ses objectifs, et de la façon de résoudre dans la pratique ces défis perpétuels. Gustave Bombini soutient que l’enseignement public et de qualité doit être possible, même dans des circonstances défavorables, surtout dans un pays avec autant d’inégalités que l’Argentine, alors que selon lui, pour beaucoup, le secondaire est le seul moment où se produit le contact avec la littérature.
En 1984, Hugo Paredero a interrogé 150 enfants, entre 5 et 12 ans, de milieux très divers. Le thème de la conversation était la dernière dictature militaire qui gouverna l’Argentine entre 1976 et 1983. Les messages recueillis ont eu un impact très important ; les enfants parlaient avec liberté, montrant qu’imagination et réalité sont pour eux parfois synonymes.
Plus de vingt ans se sont écoulés. Le livre n’a jamais été publié. Jusqu’au jour où l’un des enfants interrogés, aujourd’hui âgé de 29 ans, éditeur, crut reconnaître à la radio la voix et le nom de ce journaliste qui autrefois lui posa des questions autour de la dictature. Le jeune homme s’est alors demandé s’il s’agissait bien de la même personne et si son livre avait été publié. Après quelques recherches il découvrit qu’effectivement il s’agissait de lui et que son livre n’avait jamais été publié. Les deux hommes se rencontrèrent et c’est ainsi que le livre vit le jour, avec son contenu explosif, sans changement, tel qu’il avait été conçu à ce moment-là.
El cambio climático global (Le changement climatique mondial)
Vicente Barros (prologue de Ian Mc Ewan)
Avec une rigueur scientifique et un langage très clair, Vicente Barros analyse et explique les causes et les effets du changement climatique. Face aux intérêts politico-économiques qui tendent à s’imposer, il rappelle la nécessité urgente de faire face à un enchaînement de perturbations, et de catastrophes naturelles, qui touchent non seulement l’environnement, comme on a pu le voir, mais également la vie même de l’être humain.
Malgré l’ignorance presque complète, ou peut-être à cause d’elle, les rapports émis par les diverses disciplines scientifiques nous assurent tous que nous sommes en train de détruire la planète ; nous devons agir avec réflexion, et à l’opposé de nos inclinations immédiates. Car nous tendons à être superstitieux, hiérarchiques, et égoïstes, à un moment où nous devrions être rationnels, impartiaux, et altruistes.
Avec ce livre, introduit par l’écrivain et polémiste anglophone Ian Mc Ewan, Vicente Barros tâche de répondre aux questions les plus fréquentes liées au changement climatique : La terre se réchauffe-t-elle ? Quelles sont les activités humaines qui contribuent à ce réchauffement ? Quels autres changements peut-on prévoir pour l’avenir à l’échelle climatique, et quels en seront les effets sur l’environnement et les modes de vies humains ? Cette essai se distingue des publications récentes sur le sujet en choisissant un langage adapté à la gravité de la situation : Il n’est pas alarmiste, mais ne fait aucune concession ; il dresse un bilan des incertitudes quant à l’avenir et des conclusions à notre portée ; enfin il émet un point de vue particulier depuis la situation de l’Amérique Latine.
Droits vendus à Mlada Fronta, pour la République Tchèque.